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Drôle de question, mais c’est ce qui semble ressortir des déclarations d’ex-membres de ce comité de citoyens, qui l’ont quitté après le renoncement de M. Nunzi et le renouvellement de son bureau…

Comment interpréter cela ?

Ce comité de défense serait-il tombé aux mains… d’extrémistes incontrôlables ?

Mais non !

Toutes les personnes engagées qui essaient d’éviter que leur comité de défense, leur association d’usagers ou leur syndicat, ronronne dans la plainte molle et le renoncement, connaissent bien cette accusation d’être « trop politiques ». Elle est systématiquement brandie par les gens raisonnables « qui ne font pas de politique » et qui sont là pour… on ne sait pas trop au final, quand on fait leur bilan. Mais l’essentiel n’est-il pas de « travailler ensemble » en évitant dans des relations policées tout ce qui est clivant, se donner juste l’impression qu’on agit, même si le prix en est le renoncement, l’inefficacité et l’impuissance volontaires ? 

L’important, c’est de participer…

Quelle est la raison d’être de tels comités de défense ou associations d’usagers ? 

Tout est dans le nom, mais précisons : pourquoi faudrait-il donc « défendre » l’hôpital ? Vraisemblablement parce qu’il serait attaqué, non ?

Oui mais alors par qui, et comment ?

Ah oui mais non, là ça devient « trop politique », ouhlala ! Vous reprendrez bien des chips !

La situation de l’hôpital et du service public de santé en général ne sont pas le fruit
d’un hasard malheureux, de « Pas d’chance Coco ! », mais bien le fruit d’une Politique !

Une politique mise en œuvre par des politiques qui proposent et votent des lois destructrices, et laissent des dirigeants, élus pour notre bien, détruire notre accès aux soins par de simples ordonnances… C’est de la politique. 

On prétend « défendre » l’hôpital ? C’est de la politique, le dénier est pure tromperie.

Alors un doute affreux me ronge : les personnes qui usent de l’argument « c’est trop politique » pour se défiler ne se soucieraient-elles pas avant tout que ne soient pas révélées les causes et les responsabilités de l’état lamentable de l’hôpital en France ? Nommer ces causes et les responsables, c’est pouvoir les combattre au bon niveau. Mais il faut alors accepter de se mettre soi-même en 1ère ligne, accepter le conflit (avec sa propre classe sociale ?). Défendre notre hôpital demande un engagement dépassant les palabres. Ne pas vouloir s’engager est un droit, mais il faut l’assumer. L’immobilisme convient à ceux qui s’y refusent, le déplorer déplaît. Alors quand le débat dérive vers un besoin d’engagement, beaucoup s’en vont, mais comment ? Se déclarer apolitique, voilà l’issue ; c’est imparable, et tellement hypocrite… 

Prétendre combattre sans s’engager, c’est faire le choix de la soumission, ce n’est jamais neutre. 

Alors pour avoir le beau rôle, il faut inverser les responsabilités ; ceux qui veulent agir deviennent infréquentables, déraisonnables, ils sont « trop politiques », c’est pas bien…

Que meure l’Hôpital.

Né en 1955, j'ai grandi dans le Béarn au milieu de mes 5 frères et sœurs sur le petit revenu de mon père artisan. Je suis retraité du nucléaire, où je bossais "en 1ère ligne" et où j'ai dû combattre syndicalement l’obsession financière, les ravages du management et l'impasse de la soumission. Alors à Antidote je mêle ma voix très à gauche à d'autres voix dans une ambition commune d'éducation politique populaire. Je l'avoue, j'avais choisi une autre photo de présentation, en m'appuyant sur les dernières recherches en stratégie de communication. On me voyait tenant 2 sacs-poubelle, génial ! Je m'étais inspiré des meilleurs comme "Moissac Mag", une référence. Mais ça a déjà été fait. J'essaierai donc de mettre plein de photos de Moi dans mes articles. Il paraît que les gens aiment tellement les images qu'on peut alors écrire n'importe quoi, ils vous aiment.

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