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Nous sommes submergés d’informations, le paysage audiovisuel est pollué de communications rapides, répétitives voire incessantes. Comment réfléchir par soi-même ? Comment se forger une opinion quand notre esprit est écartelé entre des images qui défilent en boucle à l’écran, les commentaires ininterrompus des journalistes et un bandeau en sous-titrage qui lui-même relaie une autre info ?

Nous croulons sous les annonces d’un amoncellement de crises, qu’elles soient économiques, sociales, écologiques et bien sûr sanitaires.

Le « climat » social et politique est anxiogène. On nous assure que nous sommes collectivement et individuellement menacés par de graves dangers, imminents et inéluctables. L’état d’urgence sanitaire sans cesse prolongé, au rythme de conseils de défense tenus secrets, nous impose passivité et fatalisme et, insidieusement, nous plonge dans un état de sidération qui nous conduit à un immobilisme contre lequel il nous est difficile de lutter. 

Immobilisme imposé aussi par la mise en place des « distanciations sociales » (pardon : des « gestes barrières »- Notons ce subtil changement de vocabulaire !) et dernièrement du couvre-feu : il faut rentrer chez soi et ne plus en bouger ! A la guerre comme à la guerre !!! Ces mesures prises pour « lutter contre l’épidémie » sont lourdes de conséquences et vident notre démocratie de ses acteurs. Parce que 18h00, c’est justement l’heure de l’exercice de la vie démocratique ! Avec ses réunions d’associations, de conseils municipaux, ses rencontres sportives, ses activités de loisirs …

Alors, pour rester libres, actifs, engagés et garants des valeurs démocratiques qui nous habitent, nous devons garder notre capacité d’analyse en aiguisant notre esprit critique .

Il est temps de croire et d’affirmer que nous sommes acteurs de notre société, de notre cité, et ce, malgré le mandat donné à nos élus actuels. Pour cela, commençons par ne pas avaler l’ »information » toute crue et essayons de bien distinguer « informations » et « opérations de communication », ces dernières étant surtout destinées à mieux nous manipuler et nous maintenir dans l’état de sidération que nous connaissons.

Il nous faut donc réagir. Réagir à notre niveau. Réagir quand le maire de Moissac proclame que « la démocratie, ce n’est pas le débat mais c’est l’efficacité ! », réagir quand il décide que le conseil municipal se tiendra désormais à huis clos, réagir quand il utilise le magazine municipal pour sa promotion personnelle, réagir quand il tient des propos antisémites sur Tweeter mais qu’il honore le sauvetage d’enfants juifs par des Moissagais…

« Peu importe », diront sans doute certains, puisqu’il met de l’ordre dans la ville, range les poubelles, fait taire la musique trop forte, sort le canapé de la poubelle … Et quand il revoit la programmation culturelle ? « Peu importe » aussi ? Quand il méprise l’exercice démocratique en vérouillant la parole d’élus en conseil municipal ? « Peu importe » encore ?

C’est pour toutes ces raisons qu’Antidote est né et qu’il entend proposer une alternative à cette cacophonie ambiante, pour permettre aux lecteurs(rices) de décrypter l’(les) informations, et leur permettre ainsi de mesurer ce qui relève de véritables informations ou de simples effets de communication.

Antidote se veut être résolument contre toutes formes de totalitarisme ; qu’elles soient politiques, économiques, culturelles ou religieuses. Il défend la liberté de penser individuelle et les principes de laïcité qui sous-tendent l’organisation de notre société.

Antidote se veut être un relais de l’information locale mais aussi nationale, voire internationale puisque nous savons bien que bon nombre de décisions prises à ce niveau impactent notre quotidien.

Média indépendant de toute stratégie politique, c’est seulement l’intérêt général qui le guide, dans ses réflexions comme dans ses analyses. 

Bienvenue à tous et toutes ! Bonnes lectures et bon vent à ANTIDOTE !!!

 

Infirmière depuis 31 ans à l’hôpital public de Moissac (devenu « établissement de santé »), je suis convaincue que la préservation des services publics sur notre territoire doit être un choix politique ; que l’intérêt général doit guider tout programme, toutes actions individuelles ou collectives. La communication, les échanges nourrissent la pensée et la réflexion, nous permettent d'appréhender les enjeux de notre société, d'agir sur elle jusqu'à la réinventer. Je ne braderai pas les valeurs qui me portent pour une société où l’épanouissement de quelques-uns se fait au dépens de nombreux autres. Je suis membre du comité de rédaction d'Antidote.

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